Les individus produisent environ 16 000 mots par jour, à un rythme de 2 à 3 mots par seconde, généralement sans effort conscient et avec relativement peu d'erreurs. Cette performance repose en grande partie sur un monitorage verbal qui détecte et corrige les erreurs, avant ou après l’articulation. Au-delà du processus même de production, ce système de monitorage permet d'anticiper les difficultés à venir ou de moduler l’impression donnée à son auditoire. Dans ce séminaire, je montrerai qu'un monitorage accru peut, selon les circonstances, soit améliorer la fluence verbale, soit la perturber. Pour cela, je présenterai des travaux examinant l'influence de différents paramètres: la pression temporelle, le type d'interaction, et la production de mensonges.